J'ai faim.
Il n'y a là ni métaphore, ni personnification. Pas d'amour, de dégoût, de mélancolie. Ce n'est pas un enfantillage de fille gâtée par la vie qui ne sait plus reconnaître la souffrance.Cette faim là, ce creux dans mon estomac, laissant comme un immense vide dans l'incapacité d'être comblé, c'est une faim réelle. Matérielle. Nutritive. J'ai soif de boissons lourdes, de jus pesants qui se déverseraient dans mon ½sophage. Je veux de la matière, épaisse et gavante. Ces images de nourriture me suivent partout m'oppressant de graisse et de beurre. Mes pensées se font indigestes. J'étouffe sous mon poids. Mais mon envie ne s'éteint pas. Ma carence visqueuse m'enveloppe. Je suis adipeuse, empâtée, grasse. Mais ce trou dans mon ventre, cette crevasse s'emplissant de jour en jour, elle ne ternit pas. Elle résiste à la pureté du blanc, du vide, du pure. Ce manque réclame la saleté, ce manque devient visqueux.
Je me dégoûte.
Il n'y a là ni métaphore, ni personnification. Pas d'amour, de dégoût, de mélancolie. Ce n'est pas un enfantillage de fille gâtée par la vie qui ne sait plus reconnaître la souffrance.Cette faim là, ce creux dans mon estomac, laissant comme un immense vide dans l'incapacité d'être comblé, c'est une faim réelle. Matérielle. Nutritive. J'ai soif de boissons lourdes, de jus pesants qui se déverseraient dans mon ½sophage. Je veux de la matière, épaisse et gavante. Ces images de nourriture me suivent partout m'oppressant de graisse et de beurre. Mes pensées se font indigestes. J'étouffe sous mon poids. Mais mon envie ne s'éteint pas. Ma carence visqueuse m'enveloppe. Je suis adipeuse, empâtée, grasse. Mais ce trou dans mon ventre, cette crevasse s'emplissant de jour en jour, elle ne ternit pas. Elle résiste à la pureté du blanc, du vide, du pure. Ce manque réclame la saleté, ce manque devient visqueux.
Je me dégoûte.

